Litté-13
Couverture Nétotchka NezvanovaTitre original : Nétotchka Nezvanova 
Titre français : Nétotchka Nezvanova 
Auteur : Fiodor Dostoïevski 
Parution : 1849
Pays : Russie 

Type : Roman (inachevé) 
Genre : Drame 
Mouvement : Réalisme 

Édition : inconnu – roman lut sous version PDF 
Collection : inconnu – roman lut sous version PDF 
Traducteur : J.-W Bienstock 
Nombre de pages : 369 p. 

Résumé : Nétotchka Nezvanova, écrit entre 1847 et 1849, alors que Dostoïevski n’avait pas trente ans, met en scène une jeune orpheline amoureuse de son beau-père – violoniste peut-être génial mais alcoolique -, puis attirée par la fille de l’homme qui finalement la recueille et l’éduque. Chemin faisant, au gré de sa vie chaotique, se révèle sa passion pour le chant. 

Note : 20/20 
Avis : Ce roman de Dostoïevski est un vrai petit bijou. Il ne raconte pas uniquement l’histoire de cette orpheline, mais il raconte en vérité l’histoire de la société russe, de personnages pathétiques, qui ont des secrets les uns et les autres, des défauts, des ambitions, tous orgueilleux et secrets. Nétotchka est une petite fille sensible, abandonnée à elle-même dès son plus jeune âge et qui aime passionnément et même un peu trop. Elle vit bien trop dans son imagination, créant ainsi une gamine un peu trop rêveuse et bien trop violente dans ses sentiments mais c’est ce qui la rend intéressante : on voit les personnages qui l’entourent évolués dans son monde. Elle les aime, les déteste … bref, elle est bien trop prise dans sa tête !, mais sa perspective rend, selon moi, les choses plus dramatiques et même plus beaux. Et Nétotchka n’est pas aussi stupide et naïve que les autres le croient : elle est tellement prise par ses pensées qu’on la croit sotte, mais en réalité elle comprend très rapidement la dureté de la vie, elle comprend tout ce qui se passe autour d’elle, si bien qu’elle se retrouve déstabiliser et tombe souvent malade (elle fait souvent de la fièvre quand elle se rend compte de la gravité d’une situation, comme si ses rêves, ses illusions étaient réduis en lambeaux). Et tous les personnages mis en scène dans cette œuvre inachevée sont complexes, même le chien a un caractère bien à lui et on ne peut pas facilement l’oublier. Ils sont tous mis en place de façon stratégique et ils ne sont pas là pour rien : ils ont un passé, un présent, un avenir que l’auteur a bien ajusté.

C’est le premier roman que je lis de Dostoïevski et ce ne sera pas mon dernier puisqu’il est devenu mon auteur favori. Pendant près de huit ans ce fut Hugo, et bien maintenant il s’est fait raviver sa place par un auteur russe, non seulement plus jeune que lui mais qui est aussi mort avant lui et de manière bien tragique. Mais ce qu’il y a chez Hugo, je le retrouve plus ou moins chez Dostoïevski qui met les sujets en scène à sa manière. Ici, c’est non seulement l’évolution d’une petite orpheline recueillit, mais aussi celle d’une société russe : on la voit parmi les personnages présents. On voit les hypocrisies, l’orgueil, tous les défauts mais aussi les qualités des hauts de ce monde à cette époque. Nétotchka Nezvanova est un excellent roman, mais si la fin est abrupte car Dostoïevski ne l’a jamais terminé, et pour les fanatiques de cet auteur je vous le conseille vivement à tous.  

Extrait : ‘‘ Je sentais à ce moment qu’il n’avait pas pitié de moi, qu’il ne m’aimait pas, puisqu’il ne voyait pas que je l’aimais et qu’il pensait que je n’agirais que pour des cadeaux. À ce moment, moi, une enfant, je le comprenais merveilleusement, et je sentais que désormais je ne pourrais plus l’aimer comme auparavant, que j’avais perdu pour toujours mon petit père. Lui, il était dans l’enthousiasme à cause de mes promesses. Il voyait que j’étais prête à tout pour lui, que je ferais tout pour lui, et Dieu sait combien pour moi il y avait de choses dans ce « tout » ! Je comprenais ce que représentait cet argent pour ma pauvre maman. Je savais qu’elle pouvait tomber malade de chagrin si elle le perdait, et le remords criait en moi. Mais lui ne voyait rien. Il me considérait comme une enfant de trois ans, alors que je comprenais déjà tout. Son enthousiasme ne connaissait pas de bornes. ’’


22/100
Libellés : , edit post
5 Responses
  1. Elsinka Says:

    C'est la première fois que j'entends parler de ce livre. ^^ En tout cas, je n'ai encore jamais eu l'occasion de lire un roman de Dostoïevski. J'y remédierai bien un jour ou l'autre. :)


  2. choulie Says:

    J'adore cet auteur. :) Par contre, je n'ai jamais lu ce livre mais tu me donnes vraiment envie de me le procurer. Je n'ai encore jamais été déçue par Dostoievski


  3. Litté-13 Says:

    Elsinka : Il faut que tu le lises prochainement, c'est un auteur fabuleux !

    Choulie : J'espère que tu vas adorer ce roman, il est superbe :) C'est dommage qu'il ne l'ait jamais achevé, par contre.


  4. Hala Rochdi Says:

    Ce sera mon premier de cet auteur. Merci de me l'avoir fait découvrir ! Ton avis fait envie en tout cas, j'ai hâte de m'y mettre sérieusement.


  5. Litté-13 Says:

    J'espère que tu vas adorer !! :) J'ai hâte de lire ta chronique sur ce livre <3


Enregistrer un commentaire