Litté-13
Couverture AntigoneTitre original : Antigone 
Auteur : Jean Anouilh 
Parution : 1944 
Pays : France 

Type : Théâtre 
Genre : Tragédie 
Mouvement : /

Édition : La Table Ronde 
Collection : La petite vermillon 
Nombre de pages : 123 p. 

Quatrième de couverture : L’Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l’ai réécrite à ma façon, avec sa résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre. 

Note : 16/20 
Avis : Lorsque j’ai lu la version de Sophocle, je suis tombée sous le charme. J’avais dix-huit ans, en pleine peine d’amour (mon copain m’a quitté après un an de relation) et étrangement cette pièce m’a remonté le moral (même si ça ne devrait pas puisque c’est une tragédie, mais en fait c’est la réaction d’Antigone qui m’a donné espoir). C’est pour cela que j’avais hâte de lire la version d’Anouilh, que j’ai largement préféré au grand dramaturge grec. Pourquoi ? C’est très simple : alors que Sophocle fait jouer ses personnages comme n’étant que des marionnettes, ici ils ont plus de personnalité et ils sont plus complexes. Anouilh a donné une personnalité très intéressante à Antigone qui semble souffre de dépression, trop idéaliste et rêveuse, alors que chez Sophocle elle répond à un appel des traditions puisque c’est son frère et que le lien du sang qui les unie est plus fort que les lois. Ici, ils ont un passé plus approfondit, personne n’a réellement le choix … ce qui est intéressant c’est qu’Anouilh a dû l’écrire pendant l’occupation Allemande en France. C’est sûrement cette situation qui l’a marqué pour vouloir réécrire Antigone. Et je ne suis pas du tout déçu par sa réécriture qui est plus moderne et qui nous rejoint un peu plus. L’Antigone d’Anouilh me frappe davantage que celui de Sophocle, mais ce n’est pas une mauvaise chose : j’adore toujours autant ce dramaturge grec qui est mon favori et j’adore toujours sa version. Enfin, bref, c’est une pièce de théâtre très intéressante, touchante avec des personnages complexes plus complexes (en particulier Créon et Antigone). 

Extrait : ‘‘ LE PROLOGUE : Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone. Antigone, c’est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu’elle va être Antigone tout à l’heure, qu’elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu’elle va mourir, qu’elle est jeune et qu’elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n’y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va falloir qu’elle joue son rôle jusqu’au bout … Et, depuis que ce rideau s’est levé, elle sent qu’elle s’éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n’avons pas à mourir ce soir. ’’



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3 Responses
  1. Elsinka Says:

    Je l'avais lu en seconde. ^^
    "Comprendre, toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre." <3


  2. Litté-13 Says:

    C'est une très belle pièce <3 Antigone est géniale !


  3. amine sani Says:

    oui c'est une tré belle piece antigon


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