Litté-13
Couverture ChériTitre original : Chéri 
Auteur : Colette 
Parution : 1920 
Pays : France 

Type : Romance 
Genre : Roman 

Colette en 1896
Elle s’appelait Colette : C’est le 28 janvier 1873 que voit le jour Colette, de son vrai nom Sidonie-Gabrielle Colette. Sa mère, féministe et athée, l’adore et lui apprend « l’art de l’observation ». Très tôt, Colette lit des grands classiques. À vingt ans, elle épouse son premier mari, Henry Gauthier-Villars, surnommé « Willy », qui lui demande de publier ses souvenirs d’école, qu’il fait publier à son nom ce que Colette ne lui pardonne jamais. C’est que commence la série de Claudine : Claudine à l’école (1900), Claudine à Paris (1901), Claudine en ménage (1902), etc. Après son divorce, elle a quelques aventures féminines, devient mime (« la première mime féminine de mon temps », dit-elle), se remarie et a sa seule fille et seul enfant, prénommée Colette. Elle est une grande auteure de son temps et écrit plusieurs romans et nouvelles dont les principaux sont : Claudine à l’école (1900), Chéri (1920), La Maison de Claudine (1922), Sido (1929) et Gigi (1944). Elle rencontre la reine des Belges, Élisabeth, en novembre 1931 et leur amitié dure jusqu’à la mort de la romancière, le 3 août 1954 à l’âge de 81 ans. Elle était de l’Académie royale de la langue et littérature françaises et la première femme à être membre de l’Académie Goncourt.
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Colette mime (1907)

Résumé : Léa de Lonval, une courtisane de près de cinquante ans, est la maîtresse de Fred Peloux, appelé Chéri. À mesure qu’elle éprouve le manque de conviction croissant de son jeune amant, Léa ressent, avec un émerveillement désenchanté et la lucidité de l’amertume, les moindres effets d’une passion qui sera la dernière. Pourtant il suffira à Chéri d’épouser la jeune et tendre Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. 

Note : 9.5/10 
Avis : C’est avec une certaine ironie que Colette nous peint un portrait du début du XXe siècle, parmi tous ses personnages. L’histoire entre Léa et Chéri est tragique, puisque le sort a voulu qu’elle soit plus âgée que son amant alors qu’ils sont tous les deux amoureux de l’autre. Ceci est le premier ouvrage que je lis de l’auteure et ce ne sera certainement pas le dernier. J’ai littéralement dévoré ce roman, dès que je l’ai eu entre mes mains : l’écriture de Colette est d’un charme ! Vivant, rythme rapide, j’ai adoré. 

Colette ne nous montre pas uniquement une histoire d’amour avec une touche d’humour un peu triste, mais elle nous montre aussi la vanité, une sorte d’analyse de la gente féminine de l’époque, entre les personnages de Léa, Mame Peloux, Marie-Laure, la vieille Lili et quelques autres femmes. Ses femmes qui se réunissent mais qui, au fond d’elles, se méprisent toutes. Une inexplicable raison les lies, sûrement la tentation de tuer l’ennuie, ou bien le fait qu’elles aient toutes été – ou presque – courtisanes, qu’elles aient eu des amants. Elles sont toutes leurs pires ennemies, mais elles restent tout de même « soudées ». 

Quant au personnage de Chéri, c’est un jeune homme de vingt-cinq ans, capricieux, horriblement gâté par sa mère et sa maitresse, qui n’a jamais réellement vécu une vie de jeune homme. Il a toujours été bercé par ses deux femmes, toujours eu ce qu’il voulait, et voilà maintenant qu’on le fait épouser une gamine de dix-huit ans, un peu trop gentille et sans réel caractère. C’est un jeune homme passionné, farouche, qui a besoin d’une femme comme Léa, qui l’aime, même si elle est bien trop vieille et que sa vieillesse l’effraie, dans un sens. Léa, elle, est prise dans le rôle de la vieille courtisane qui prend de jeunes amants, qui revoit souvent la décoration de son intérieur, joue aux cartes … Elle ne veut pas voir Chéri au-delà de l’amant, alors que leur relation s’étale depuis six ans. Pour elle, ça passera, mais au final, les deux se retrouvent une dernière fois avant de se séparer définitivement. 

C’est un roman très attachant et agréable à lire. Il m’a plu énormément, autant les personnages que le contexte, et la plume de Colette, un charme ! J’adore son style, j’en suis totalement fan. Ce n’est guère étonnant qu’elle soit aussi célèbre et qu’elle fut autant respectée. Il y a une suite au roman, La fin de Chéri, publié en 1926 et j’ai bien l’intention de la lire ! 

Extrait : Léa posa sur les épaules de Chéri ses bras polis, nus et lourds : 
- Mon pauvre gosse ! Mais j’aurais dû déjà mourir quatre ou cinq fois, à ce compte-là ! Perdre un petit amant … Changer un nourrisson méchant … 
Elle ajouta, plus bas, légère : 
- J’ai l’habitude. 

Chéri à l’écran : Le roman eut droit à deux adaptations à la télévision mais aussi deux au cinéma : une en 1950 et une, plus récente, en 2009, mettant en vedette Michelle Pfeiffer dans le rôle de Léa de Léa de Lonval. Je n’ai vu aucune des adaptations, mais j’ai bien l’intention de regarder celle qui date de 2009 : Michelle Pfeiffer est une actrice que j’admire énormément et je suis sûre qu’elle est parfaite dans le rôle de Léa, surtout qu’elle est comme je l’imaginais. Même celui qui incarne Chéri est tel que je me l’imaginais.
Litté-13
Couverture L'amant de Lady ChatterleyTitre original : Lady Chatterley 
Titre français : Lady Chatterley 
Auteur : D. H. Lawrence 
Parution d’origine : 1926 (rédaction, parution inconnu, 1928 pour la troisième version) 
Parution française : inconnue (1932 pour la troisième version) 
Pays : Angleterre 

Type : Romance, drame, philosophie 
Genre : Roman 

File:D H Lawrence passport photograph.jpgD.H. Lawrence : David Herbert Lawrence est née le 11 septembre 1885. Ses œuvres traitent surtout de la déshumanisation qu’à causer la modernité ainsi que l’industrialisation. Il s’intéresse aussi à la sexualité, qui peut apporter un remède selon lui. Tout juste après la Première Guerre mondiale, il commence son exil en faisant plusieurs voyages. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, mais ses plus connus restent Amant et Fils (1913) et L’Amant de Lady Chatterley (1928). Il est mort le 2 mars 1930, à l’âge de 44 ans, et il est considéré comme étant un auteur moderne pour son temps. Il y eut plusieurs adaptations de L’Amant de Lady Chatterley, des films ainsi que des mini-séries. 

Le scandale de ‘‘L’Amant de Lady Chatterley’’ : La version que j’aie lu est la première, qu’il a modifié à deux reprises. L’Amant de Lady Chatterley est la troisième et la dernière qu’il ait faite. Ce roman, bien que publié en 1928 à Florence (la version française apparaît en 1932), n’est pas publié avant 1960. La publication crée un gros scandale, puisque les scènes explicites de relations sexuelles et que son vocabulaire, considéré comme grossier, mais aussi les différentes classes sociales des amants (garde-chasse et  femme de l’aristocratie) choquent les mœurs anglaises. Il y eut donc un procès, en 1960, mais les éditeurs, après avoir prouvé que ce livre avait une valeur littéraire (une loi : Obscene Publications Act permettait à des romans obscènes d’être publiés, seulement s’il y avait une véritable valeur). Plusieurs critiques universitaires furent convoqués à la barre des témoins et l’éditeur fut acquitté. À la suite de ce procès, la liberté d’expression fut élargie en Angleterre. 

Résumé : Un monde s’achève. La vieille Angleterre expire. C’est dans cet univers bouleversé que naissent les amours d’une aristocrate et de son garde-chasse. La société de l’époque reconnaîtra à Lady Chatterley le droit et le « devoir » de prendre un amant qui lui donnera l’enfant qu’elle n’aura jamais de son mari. Ce n’est pas l’adultère qui heurte cette société, mais l’insultant bonheur de deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer. 

Note : 9.5/10 
Avis : Ce roman est une petite perle, je l’ai dévoré du début à la fin. Il aurait pu être un coup de cœur, si la fin n’avait pas été aussi lente – Lady Chatterley et son amant avaient à peu près la même discussion à presque chaque fois qu’on les voyait ensemble. Sinon, dans son ensemble, le roman est parfait. 

Lawrence n’a pas simplement écrit une romance entre deux personnages de différentes classes sociales, il a aussi écrit un roman philosophique : il bouscule, questionne aussi les divers classes sociales, les idéologies de l’époque (socialisme, communisme, matérialisme, etc.), la sexualité, l’amour, etc. C’est ce qui en fait une œuvre puissante : ce n’est pas seulement une histoire d’amour, c’est même plus que ça et au-delà. Les personnages ont chacun leur façon de voir la vie, et même s’ils ne sont que de simples figurants, on sait très bien ce qu’ils pensent puisque l’auteur prend le temps de les laisser parler ce qui rend le roman unique et beaucoup plus intéressant. L’ouvrier, ami du garde-chasse, qu’on ne voit durant qu’un seul chapitre ? On sait exactement ce qu’il pense de sa condition de vie, des classes supérieures. La sœur de Lady Chatterley : même chose. On sait ce qu’elle pense du mariage, de la relation homme et femme. 

Et ce qui m’intéresse le plus, c’est l’avis de Lady Chatterley qui subit une évolution grandiose durant tout le roman. Sa façon de voir les choses et ses relations avec le garde-chasse et son mari évoluent aussi, au fur et à mesure qu’elle-même vieillit dans cet adultère. C’est une très grande dame que j’affectionne particulièrement : elle est très intelligente et elle n’a pas l’intention de se laisser mener ni par son amant ni par son mari. Elle sait ce qu’elle veut et elle veut l’obtenir. Tous les personnages, sans exception, sont égoïstes. L’un de mes préférés est un ami d’enfance de Lady Chatterley, Ducan Forbes, un artiste peintre moderne, un excentrique qui n’a pas la langue dans sa poche et qui aide, à sa façon, les deux amants. Je l’adore, tout simplement. 

La plume de D.H. Lawrence est très belle. Dans cette première version, on sent qu’il a tout écrit en un seul jet. C’est fluide, pas du tout vulgaire, les scènes sexuelles explicites sont très douces, en fait : son écriture est mielleuse. 

En bref, une lecture extrêmement agréable. J’ai passé un excellent moment et je ne peux que le recommander. Après, c’est à vous de voir quelle version vous allez lire ;). 
Extrait : « Je sais que l’épreuve est amère et rude et que votre désir ne s’éteindra pas, bien que dans ce domaine je n’existe plus pour vous. C’est une chose atroce dont il faut que nous nous accordions. Je veux donc vous dire ceci : s’il vous arrive de rencontrer un homme que vous désiriez de tout votre être, je ne veux pas que mon souvenir vous arrête. Il faut que vous viviez votre vie. Je ne veux pas être comme le chien du jardinier. C’est pourquoi je vous en parle maintenant. Je sais ce qui arrive aux femmes qui suppriment leur vie sexuelle alors qu’elles sont jeunes encore : c’est l’enfer pour elles plus tard, aussi je ne veux pas que vous résistiez. Je sais que vous aurez toujours pour moi tous les ménagements, mais si vous rencontrez l’homme que sexuellement vous désirez : prenez-le. Prenez un amant s’il le faut ! »
Litté-13
Couverture Running ManTitre original : The Running Man 
Titre français : Running Man 
Auteur : Richard Bachman (nom fictif de Stephen King) 
Parution original : 1982 
Parution française : 1988 
Pays : États-Unis 

Type : Thriller, dystopie 
Genre : Roman

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Le maître de l’horreur Stephen King : Stephen King est né le 21 septembre 1947. Son premier roman publié en 1974, Carrie, le rendit célèbre dans le domaine de l’horreur, bien qu’il écrit aussi d’autres genres, du type thriller, fantastique, science-fiction, policier et fantasy. Il a écrit plus de cinquante romans et plus de deux cents nouvelles – il a écrit sept de ses romans sous le pseudonyme de Richard Bachman. Plusieurs de ses romans ont eu droit à une adaptation cinématographique, dont The Shining, Carrie, It, The Green Mile, Misery et plusieurs autres. 

Résumé : Ben Richards vit dans un futur proche, en Amérique. Une Amérique contrôlée par The Network. L’opinion publique est forgée par Free-Vee, une télévision obligatoire dans tous les foyers. Les pauvres n’ont aucun espoir, n’auront jamais de travail décent, de conditions de vie décentes, de mort décente. À moins qu’ils ne participent aux jeux. Afin de soigner sa fille et de sauver sa femme de la prostitution, Ben Richards est volontaire pour les jeux et il est sélectionné pour le jeu ultime : le Running Man. L’objectif du jeu : survivre aussi longtemps que possible. Il doit se filmer 2 fois par jour pour prouver qu’il est encore en vie et aussi pour faire monter l’audimat. S’il survit un mois, il a gagné. Sinon, la personne qui le tue reçoit un prix du Network. 

Note : 10/10 
Avis : Ceci est mon deuxième King, le premier que j’ai lu étant Carrie, et je suis littéralement sous le charme ! C’est un véritable coup de cœur que j’ai dévoré en deux jours – moins si je n’avais pas eu autres choses à faire. Il a créé une Amérique dictatoriale, qui se passe en 2025, dans laquelle les pauvres doivent se battre pour survivre. Et, avec ce roman distopique, King a réussi à m’acheter puisque j’ai déjà envie d’en lire d’autres. Si je me suis intéressée à lui grâce aux adaptations cinématographiques de ses romans que j’ai vu à plusieurs reprises (dont ma favorite reste The Shining de Kubrick bien qu’on m’ait dit qu’il ne suit pas du tout le roman), maintenant je crois qu’il va devenir l’un de mes auteurs contemporains préféré, et surtout celui d’horreur. Il est assez rare qu’un thriller réussisse à capter mon attention du début à la fin (même lors de ma lecture des Dix petits nègres, roman policier de Christie, j’avais deviné dès le premier meurtre qui était le tueur) et je dis chapeau à King d’avoir réussi ! 

Il est vrai que l’action ne début pas avant la moitié du roman, environ, mais on s’en fiche. C’est très bien de voir l’évolution psychologique de Richards, du début à la fin. C’est un aspect que j’ai adoré, voir tout ce qu’il fait pour s’en sortir et survivre le mois entier afin de pouvoir guérir sa fille d’un an et demi qui est trop malade et risque de mourir – les soins coûtent très chers. D’ailleurs, parlant du personnage principal, je l’adore. J’adore son cynisme, sa détermination et son courage, de faire tout ceci pour que sa femme n’ait plus à se prostituer pour payer des médicaments à leur fille et de la nourriture et qu’il fasse cela aussi pour sauver sa petite fille. Sincèrement, ça m’a énormément touché. Et même lorsqu’il fait du mal à quelqu’un, sincèrement je prenais de son côté, puisqu’il vit dans une société dictatoriale. Et c’est beau de voir les pauvres se serrer les coudes et essayer d’aider Richards. 

Et la fin : le choque ! Alors qu’il ne me restait qu’une vingtaine de pages à lire, j’ai pris une pause d’une heure puisqu’une révélation m’a littéralement choquée et jetée par terre. Je suis sûre que si quelqu’un avait pris une photo de mon expression faciale, elle aurait été comique et vous auriez pu constater à quel point je trouve ce roman génial. Il va direct dans mes coup de cœur de cette année ! 

Un King qu’il ne faut pas laisser passer. Excellent, grandiose : j’adore. 
Extrait : Richards remarqua avec une terreur qui n’osait pas encore dire son nom que les mêmes personnes, marchant plus lentement que les autres, revenaient souvent dans la foule. Leurs vêtements, leur attitude semblaient vaguement familiers, comme les voix lointaines des morts dans les rêves. 
Il y avait également davantage de policiers. 
Ils sont en train de me cerner, pensa-t-il, se sentant effroyablement impuissant, comme un lapin le jour de l’ouverture. 
Non, se corrigea-t-il. Ils m’ont déjà cerné.


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Litté-13
Couverture Le Fantôme de l'opéraTitre original : Le fantôme de l’Opéra
Auteur : Gaston Leroux
Parution : 1910
Pays : France

Type : Policier, romance, fantastique
Genre : Roman

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Gaston Leroux
Quelques mots sur l’auteur : C’est le 6 mai 1868 que Gaston Leroux voit le jour. Il obtient un baccalauréat de lettres au lycée de Caen et il devient un avocat en 1890 après s’être inscrit à la faculté de droit. Il effectue plusieurs voyages. En 1908, Le Mystère de la chambre jaune lui rapporte un grand succès. Il meurt le 15 avril 1927 à l’âge de 58 ans.

Résumé : Des évènements étranges ont lieu à l’Opéra. Un lustre s’effondre pendant une représentation, un machiniste est retrouvé pendu. Mais le personnage dont certains affirment avoir vu le visage déformé ne semble être qu’un humain ; en effet les directeurs de l’Opéra se voient réclamer 20 000 francs par mois de la part d’un certain « Fantôme de l’Opéra » qui exige aussi que la loge numéro 5 lui soit réservée. Mais, plus bizarre, une jeune chanteuse orpheline nommée Christine Daaé, recueillie par la femme de son professeur de chant, entend son nom pendant la nuit et elle dirait même avoir vu et rencontré le fameux Fantôme de l’Opéra …

Lon Chaney (1925), dans le
rôle d'Éric
Note : 5/10
Avis : Sincèrement, je m’attendais à autre chose. Si le début m’a charmé, la fin m’a horriblement déçu. J’ai lu la première moitié en seulement deux jours, et ça m’a pris environ deux semaine lire l’autre, peut-être même plus je ne m’en souviens pas réellement. 

Les personnages ne m’ont pas intéressé, excepté Éric le fantôme. L’histoire d’amour entre Christine et Raoul m’a ennuyé du début à la fin, en fait je n’ai pas du tout aimé ces deux personnages : ce n’est pas mon type, c’est tout. Je les trouvais trop naïfs à mon goût. Quant aux autres, et bien ils ne m’intéressaient pas non plus. Et puis … le persan … c’était quoi, ça ? Il arrive, vers la fin, et nous raconte des éléments du passé du fantôme. Et moi je dis : Non ! Non, non ! Je n’ai pas aimé le passé que Leroux lui a donné, j’ai préféré largement celui du film de 2004. Je n’ai tout simplement pas aimé, c’était trop absurde pour moi et je trouvais aussi que c’était ridicule. Je n’ai pas cru, non plus, à la peur du persan – il répétait trop souvent la même chose, j’avais envie qu’il se taise – en fait, je ne l’ai pas du tout aimé comme personnage … Et puis, l’autre qui rôde dans les sous-sols de l’Opéra ? Si j’ai bien compris, il y a une autre personne ? Et bien si c’était le cas, il n’a jamais expliqué qui elle était … je me souviens que Raoul et le persan l’ont vu passé, mais il n’a absolument rien fait. Était-ce réellement utile ? Peut-être pour essayer d’effrayer les lecteurs, rendre l’endroit mystérieux, je ne sais … enfin, je n’ai pas aimé cet élément du roman. J’ai trouvé qu’Éric était un personnage fascinant ! Son amour pour Christine me faisait pitié, sa situation aussi et ce même si c’est un homme horrible, un meurtrier. C’est le point fort du roman. 

Enfin, un des rares classiques que je n’ai pas aimé.
Extrait : Depuis quelques mois, il n’était question à l’Opéra que de ce fantôme en habit noir qui se promenait comme une ombre du haut en bas du bâtiment, qui n’adressait la parole à personne, à qui personne n’osait parler et qui s’évanouissait, du reste, aussitôt qu’on l’avait vu, sans qu’on pût savoir par où ni comment … Toutes prétendaient avoir rencontré plus ou moins cet être extra-naturel et avoir été victimes de ses maléfices. Et celles qui en riaient le plus fort n’étaient point les plus rassurées. Quand il ne se laissait point voir, il signalait sa présence ou son passage par des événements drolatiques ou funestes dont la superstition quasi générale le rendait responsable. Avait-on à déplorer un accident, une camarade avait-elle fait une niche à l’une de ces demoiselles du corps de ballet, une houppette à poudre de riz était-elle perdue ? Tout était de la faute du fantôme, du fantôme de l’Opéra !… Et il avait, naturellement, une tête de mort. Tout cela était-il sérieux ?

‘‘The Phantom of the Opera’’ : Il y a eu plusieurs adaptations du roman, mais celle que j’ai vu est celui de 2004, The Phantom of the Opera, basé sur le musical. Ce film est excellent, même s’il y a des différences avec le roman. En fait, je l’ai préféré à l’histoire de Gaston Leroux, ce qui est extrêmement rare. Que je l’ai vu avant d’avoir lu le roman ne change absolument rien : il m’est arrivé à plusieurs reprises de voir un film avant de lire l’œuvre, et ça ne change absolument rien à ma lecture et habituellement je préfère l’original. Mais ici, c’est le contraire : j’ai trouvé que le film était beaucoup mieux, je l’ai adoré alors que le roman m’a profondément ennuyé à partir de la moitié.

Petite note pour moi : je dois voir d’autres adaptations !
Litté-13
Couverture RebeccaTitre original : Rebecca 
Titre français : Rebecca 
Auteur : Daphné du Maurier 
Parution : 1938 
Pays : Angleterre 

Type : Gothique, romance, drame psychologique 
Genre : Roman 

Daphné du Maurier
Quelques mots sur l’auteur : Daphné du Maurier est née le 13 mai 1907 à Londres. Dans sa famille, elle a pour tante Sylvia Llewelyn Davies, née du Maurier, qui est la mère des cinq garçons qui ont inspiré à James Barrie Peter Pan. Son père, Gerald du Maurier, est un acteur célèbre et joue d’ailleurs le Capitaine Crochet dans une adaptation. Elle est  de plusieurs romans et nouvelles, mais celui qui la rend célèbre est Rebecca, publié en 1938. Elle meurt le 19 avril 1989, âgée de 81 ans. 

Résumé : Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? 

Note : 10/10 
Avis : Ce roman est un grand coup de cœur ! Du Maurier a un véritable talent : ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un drame psychologique de ce genre, qui m’ait autant captivé et tenu en haleine. Je l’ai dévoré en quelques jours, puisque je ne pouvais plus du tout le lâcher. 

Daphné du Maurier sait vraiment comment captiver ses lecteurs, déjà, ne pas donner de nom à la narratrice est une excellente idée, puisque ça la rend ‘‘impersonnel’’, on peut facilement s’identifier à elle et même avoir l’impression qu’on vit à sa place. C’est un élément très frappeur, dans cette histoire, et je crois que si elle avait eu un nom propre à elle, et donc une identité, le roman n’aurait pas été aussi fort. Et puis, je suis impressionnée qu’elle ait réussi à faire planer Rebecca comme une ombre, au-dessus du nouveau couple de Winter et alors là je dis : chapeau du Maurier !, je suis totalement fan de cet élément. Elle n’a pas besoin d’apparaître en photos, la description que font les personnages d’elle suffit à nous donner une image très claire de sa personne. L’auteur a su très bien comment la laisser simplement planer, morte mais toujours présente ! 

Les personnages, maintenant : la narratrice subit une très belle évolution psychologique, elle passe d’une jeune femme timide qui souhaite simplement être aimée et acceptée à une femme forte qui prend elle-même les décisions et qui, en plus, reprend les rênes du manoir. J’ai bien aimé Maxim de Winter qui, malgré sa mauvaise humeur et son caractère, est au final un homme sensible qui cherche à être aimé, après ce qu’il a vécu dans son passé. Mrs Danvers est parfaite, dans son rôle, j’ai adoré la détester. Elle est le genre d’antagoniste que j’aime bien, alors qu’elle ne fait pratiquement rien : elle n’a qu’à être présente et jeter son venin sur la pauvre narratrice. 

Un roman qui fût un véritable coup de cœur ! Lisez-le, vous ne regretterez pas cette merveilleuse lecture ! 
Extrait : « Voyez-vous, dit-elle en commençant à descendre l’escalier. Vous êtes tellement différente de Rebecca. » 

Le grand Hitchcock : Rebecca a eu droit à quelques adaptations, dont deux mini-séries, mais je n’ai vu que le film qui a rendu le roman célèbre : Rebecca d’Hitchcock, sorti en 1940, qui met en vedette Joan Fontaine et Laurence Olivier. Bien qu’il y ait quelques différences avec le roman, dont la fin (selon les standards d’Hollywood, il fallait que la personne qui ait commis un crime soit punie), j’ai tout de même bien aimé ! C’était une bonne adaptation : Joan Fontaine est très bien dans le rôle de la narratrice, l’actrice qui incarnait Mrs Danvers était superbe, telle que je l’imaginais ! Je n’ai pas aimé Laurence Olivier, dans le rôle de Maxim de Winter, mais je n’aime pas cet acteur, alors … J’ai aimé qu’Hitchcock ne montre jamais de quoi aurait pu avoir l’air Rebecca, qu’elle ne soit qu’une ombre, comme dans le roman. J’ai vraiment eu l’impression tout le long du film qu’elle planait comme une ombre au-dessus d’eux. Hitchcock a réellement beaucoup de talent ! Je l’adore ! 

+ il faut que je lise Les oiseaux de du Maurier, qu’Hitchcock a adapté au cinéma d’ailleurs.
Litté-13
Que lisez-vous ?




Rendez-vous-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through World of Books. Ce rendez-vous a été repris par Galleane.



Ce que j’ai lu la semaine dernière :
Couverture ChériCouverture Les Nuits blanches


Mes lectures en cours : 
Couverture L'amant de Lady ChatterleyCouverture DraculaCouverture La Part de l'autreCouverture Chez les heureux du monde


Mes prochaines lectures :
Litté-13
Couverture Autant en emporte le vent, tome 3Titre original : Gone with the wind 
Titre français : Autant en emporte le vent 
Auteur : Margaret Mitchell 
Parution : 1936 
Pays : États-Unis 

Type : Romance, historique 
Genre : Roman 

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Margaret Mitchell
Résumé : Pendant la guerre de Sécession, alors que le Sud esclavagiste auquel ils appartiennent tous les deux est en train de perdre ses dernières batailles contre le Nord, Rhett Butler et Scarlett O’Hara s’aiment et se déchirent. 

Quelques mots sur l’auteur : Margaret Munnerlyn Mitchell est née le 8 novembre 1900 et morte le 16 août 1949. Elle vient d’une famille de Sudiste et elle a donc toujours été bercée par les histoires  la Guerre de Sécession, en se faisant une idée idéalisée du Sud. Autant en emporte le vent est son plus grand succès, mais elle a aussi écrit Lost Laysen, écrit en 1916, qui ne sera pas publié avant 1996. 

Note : 10/10 
Charles Hamilton et Scarlett O'Hara
Avis : Margaret Mitchell a su créé un roman captivant, émouvant, avec des personnages hauts en couleur, tous différents les uns des autres auxquels on peut difficilement se séparer à la fin de la lecture. Ce fût un véritable coup de cœur et c’est avec une immense tristesse que j’ai posé mes trois volumes de Autant en emporte le vent sur mon étagère, afin de passer à autre chose. C’est un deuil, que je vis personnellement, puisque j’ai passé environ 1 200 pages à vivre avec Scarlett O’Hara, Rhett Butler, Mélanie Hamilton et plusieurs autres, tous des personnages qui se révèlent complexes. 

L’écriture de Mitchell est tout simplement parfaite : beaucoup de descriptions qui ne sont pourtant pas du tout lourdes, en fait, c’est très léger, fluide, rapide à lire, si bien que l’on peut lire facilement une centaine de pages sans réellement s’en rendre compte et encore moins voir le temps passer. 

Mélanie Hamilton (Olivia de Havilland)
Bien sûr, les commentaires sur les esclaves m’ont choqués, même si leur relation idéalisée avec leur maître m’a tout de même touché – bien que dans la réalité, c’est tout autre chose -. C’est une image du Sud que Mitchell essaie de vendre, étant une Sudiste, mais elle ne les ménage pas non plus dans un sens puisqu’elle montre quand même à quel point ils sont fiers d’eux-mêmes, parfois même hypocrites et vaniteux – surtout lorsqu’ils croyaient gagner la guerre. C’est une société fière d’elle-même, qui se croit au-dessus des Yankees – dont elle donne très peu de qualités, en fait, et même pas du tout. 

Les relations Scarlett – Rhett, Rhett – Mélanie et Scarlett – Mélanie sont ce qui m’a plu davantage, puisqu’elles sont assez complexes finalement, et puis à la fin elles m’ont brisées le cœur et émues. C’est ce qui m’a, je crois, empêcher le plus de terminer le roman alors qu’il ne me restait qu’une centaine de pages : ces relations sont si développées, construites à travers 1 200 pages, à travers douze ans (l’histoire s’étale sur douze ans) qu’on a de la difficulté à ne pas vouloir pleurer et même, à la limite, accepter que ça se termine de cette manière, malgré que la fin soit grandiose. 

Mélanie Hamilton et son époux,
Ashley Wilkes
Ce fût l’une des plus belles lectures que j’aie jamais faite : je suis fanatique du couple Rhett Butler et Scarlett O’Hara, deux crapules sans honneurs, des sortes d’anti-héros : ils sortent totalement de l’ordinaire, des conventions sociales de leur époque et ils évoluent tous les deux au fil du roman, autant leur relation que leur personnalité. Des amants légendaires ! Quant à Mélanie Hamilton-Wilkes, comme je l’ai dit, c’est une très grande dame qui ne peut voir le mal chez ses proches qu’elle adore, et puisque c’est le cas pour Scarlett, elle la protège. En fait, c’est son pilier : sans Rhett et elle, Scarlett n’aurait probablement la force qu’elle a maintenant. Pour le cas d’Ashley Wilkes, je comprends un peu plus sa personnalité et son point de vue en lisant le roman mais je continue de le trouver insupportable : sans Mélanie et Scarlett, il serait à la rue en train de mourir de faim avec son fils. 

Bref : ce roman mérite largement que l’on s’y intéresse ! On voit le Sud, détruit par la guerre, ainsi que les plantations, se remettre sur pieds. Un grand coup de cœur ! 

Extrait tome II : Elle demeura longtemps les yeux fixés sur les pierres noircies et revit pour la dernière fois les Douze Chênes tels qu’ils étaient autrefois, opulents et fiers, symbole d’une race et d’un genre de vie. Puis, elle redescendit la route de Tara. Le panier pesant lui meurtrissait la chair. 
 La faim la tenailla de nouveau et elle dit tout haut : 
« J’en prends Dieu à témoin, j’en prends Dieu à témoin, les Yankees ne m’auront pas. Je tiendrai bon, et, quand j’aurai surmonté tout cela, je n’aurai plus jamais le ventre creux. Non, ni moi ni les miens. Même si je dois voler ou tuer, tant pis, j’en prends Dieu à témoin, je n’aurai plus jamais le ventre creux. » 
Extrait tome III : « Ma chère, je m’en fiche comme d’une guigne. » 

"Frankly my dear, I don't give a damn."
‘‘Gone with the wind’’ : L’adaption du roman, sorti en 1939, fût un grand succès et l’est toujours : c’est un classique du cinéma à revisiter qui suit parfaitement l’histoire de Mitchell, malgré les quelques petits détails qui manquent. Certes, les personnages y sont moins complexes et moins développés, mais c’est assez difficile d’essayer de tout mettre en quatre heures. Ils se sont surtout concentrés sur la relation entre Rhett Butler et Scarlett, ce qui est très intéressant. Mélanie Hamilton y a l’air un peu sotte, mais elle est toujours une grande dame ! 

Les performances des acteurs sont époustouflantes : Vivien Leigh et Clark Gable sont parfaits dans les rôles principales, Olivia de Havilland est touchante dans celui de Mélanie et Hattie McDaniel : WOW !, j’adore Mama, j’adore sa performance, j’adore, j’adore, j’adore ! Pas étonnant qu’elle ait gagné l’Oscar de la meilleure actrice de soutien – première actrice noire à l’avoir gagné, en plus, félicitations à elle. On la voit davantage dans le film que dans le livre, en fait, et elle y donne des répliques sanglantes. Elle est une seconde mère, pour Scarlett, et si jamais elle avait osé faire du mal à Mama, je ne lui aurais jamais pardonné et toute mon affection pour ce personnage se serait envolée. 
Mama (Hattie McDaniel)

Bref !, après avoir lu Autant en emporte le vent, attaquez-vous au film ! Les quatre heures passent très rapidement et je suis sincère : je l’ai regardé une bonne centaine de fois et je ne m’en lasse jamais !











Chronique Autant en emporte le vent tome I - Janvier 2013