Litté-13
Couverture Vampire Knight, tome 01Titre : Vampire Knight 
Auteur : Matsuri Hino 
Artiste : Matsuri Hino 
Publication : 2005 – en cours 

Genre : Comédie – Action – Dramatique – Fantaisie – Mystère – Romance – Shôjo - Surnaturel 

Synopsis : Yuuki Cross a été sauvée, à l’âge de cinq ans, par Kaname. Dix ans plus tard, elle vit à l’Académie Cross, puisqu’elle a été adoptée par le directeur, qui accueille aussi des vampires. Avec l’aide de Zero Kiryuu, adopté comme elle par le directeur, elle se doit de surveiller la Night Class (les vampires) et la Day Class (les humains) pour éviter les bavures. Mais ce n’est pas de tout repos, avec Zero qui méprise les vampires et le mystérieux Kaname auquel elle ne peut pas résister … 

Note : 11/20 
Avis : Ce manga est extrêmement mauvais … vous savez, le genre de livre que vous savez qu’il est mauvais, mais vous continuer de le lire pour une raison inconnue. Vous savez très bien que ce l’est, mais vous lisez quand même. Je crois que je continue cette série parce que je déteste laisser quoi que ce soit inachevé, tout simplement. 

Vampire Knight … c’est du n’importe quoi. Au tout début, ç’avait quand même du bon sens, maintenant l’auteure fait n’importe quoi : on dirait qu’elle ne sait même pas elle-même où elle s’en va. Ensuite, les personnages principaux : mon dieu que Yuuki est stupide ! Mais vraiment, vraiment, vraiment stupide ! Tellement stupide que c’est à se demander si elle ne fait pas exprès. Je n’ai jamais rencontré un personnage n’ayant aucune personnalité et aussi stupide qu’elle. Je pensais avec tout vu avec Bella (Twilight), mais on dirait bien que non, Yuuki l’a surpassé … Kaname, au début, je l’aimais bien, mais au fil du temps on se rend compte qu’il est exécrable. Quant à Zero, c’est mon préféré : c’est, en fait, le seul que j’adore. Sa personnalité est complexe, son passé … wow !, tout ce qui l’a formé, j’adore. C’est lui le « vampire knight » auquel le titre réfère (d’ailleurs, j’aimerais bien qu’on le suive davantage, je déteste suivre Yuuki partout, elle est stupide, stupide, stupide !). 

Les dessins sont … corrects. Ils sont, certains, des mains gigantesques et j’ai vu beaucoup mieux, mais sincèrement on s’y fait et ce n’est pas horrible. Enfin … l’histoire me divertit quand même, même si je sais à quoi m’attendre et que cette série est mauvaise.
Litté-13
Couverture Secret Service : Maison de Ayakashi, tome 1Titre : Inu x Boku Secret Service 
Auteur : Cocoa Fujiwara 
Artiste : Cocoa Fujiwara 
Publication : 2009 – en cours 

Genre : Comédie – Romance – Surnaturel 

Synopsis : La fille aînée de la famille Shirakiin, Ririchiyo Shirakiin, qui possède le complexe d’être incapable de vivre seule et de manière indépendante, décide qu’elle déménage dans le complexe ‘‘Ayakashi Kan’’ pour ainsi vivre par elle-même. Ce complexe, stricte qui n’accepte que des personnes ayant ‘‘passées le test’’, possède des agents du Secret Service (S.S.) qui sont là pour accompagner les résidents et les protègent. Même si Ririchiyo n’a signé aucun contrat pour obtenir un S.S., elle se retrouve néanmoins dans une drôle de situation avec celui qui lui a été assigné. 

Note : 16/20 
Avis : Ce n’est pas si pire, comme manga. Pas l’un de mes préférés, mais c’est lisible et agréable. Les personnages sont tous très différents et ils sont tous marrant. Ce que j’aime moins c’est que tout tourne toujours autour de Ririchiyo, mais peu importe … c’est le personnage principal, pas vrai ? 

La romance est un peu étrange … mais on finit par s’y faire. On s’en doute dès le départ, mais ce n’est pas grave, ce n’est pas comme si c’était un ‘‘punch’’ de la série. La série, d’ailleurs, est divisée en deux parties, mais si je vous disais pourquoi ça gâcherait tout. C’est un peu déstabilisant au début, mais sincèrement j’aime beaucoup l’idée ! Cocoa Fujiwara a beaucoup de talent en écriture et en dessin (surtout en dessin, les personnages, les décors, etc., ils sont tous magnifiques !). Ce sont les dessins qui m’ont attirés en premier, mais finalement l’histoire m’a quand même plu. C’est une histoire assez différente de ce que je lis habituellement, parce que je n’ai jamais lu quelque chose de semblable. C’est divertissant. Pas mon manga préféré, mais divertissant.
Litté-13


J'ai été nominée par Wolfsrain, merci ma choupi ! 
Petite définition : Liebster vient de l'allemand, et signifie "le préféré", le "favori", le "plus cher". Le Liebester award est accordé aux blogs ayant moins de deux cents abonnés ! Et je ne crois même pas avoir plus d'un ou deux abonnés, en fait ...





Cependant, pour le recevoir, il faut répondre à ces critères :
=> Dévoiler 11 choses sur vous-même. 
=> Choisir 11 blogueurs, en mentionnant les liens vers leurs blogs et les informer de la nomination.
=> Répondre aux 11 questions du blogueur qui vous a nominé et en proposer 11 autres auxquels vos nominés vont répondre.
=> On ne nomine pas son tagueur ! 

Très bien, je commence donc par les 11 choses sur moi :



1- Je m'appelle Christine, je viens d'avoir vingt ans et je vis au Québec.
2- En septembre j'entre à l'Université en Lettres françaises (BAC spécialisé approfondi) dans le but d'être enseignante de Littérature à l'Université.
3- Mon rêve depuis le primaire c'est d'être écrivaine : j'ai déjà quelques romans en tête et je suis en train d'écrire un recueil de poèmes.
4- J'adoooore les mangas et les classiques, je ne pourrai jamais m'en passer !
5- Je lis plusieurs livres en même temps, sinon je finis par me lasser, et ce même si ça me prend du temps parfois.
6- Je suis quelqu'un de plutôt réservée, solitaire ... et socialement inapte. J'ai l'air froide, parfois, dans mes commentaires, mais c'est que je suis très directe et je ne sais pas comment être délicate. Me faire des amis et la diplomatie, ce ne sont pas mes points forts.
7- Je souhaite posséder une pièce remplit de livres, du plancher au plafond.
8- J'ai envie de voyager, faire le tour de l'Europe, de l'Océanie et aller au Japon.
9- Je regarde beaucoup de séries et de films. Peut-être un peu trop.
10- J'écoute toute sorte de musique, je n'ai aucune préférence en fait comme style musicale (mais je déteste le scream métal ...).
11- J'adore mon chat, Nelligan. C'est assez pathétique, vous direz xD, mais bon. Quand on a pas d'amoureux/amoureuse, on prend un animal.



Mes réponses aux questions de Bouchon des Bois :


1/ Une personne (réelle ou fictive) que vous admirez : Euuuuuh, bonne question ! Hum. Je dirai Victor Hugo. Je l'admire depuis que j'ai l'âge d'environ douze ans. Sinon il y a Friedrich, Beethoven, les soeurs Brontë, Baudelaire, Poe, Dostoïevski ... tous des personnages importants et chers à mon coeur qui ont vécu durant la période romantique. Ah, que j'aime le romantisme ! Ah et j'ai une fascination malsaine pour Hannibal Lecter. Malsaine dans le sens où c'est un tueur en série, bien qu'il soit fictif. What ever ...
2/ Votre petite manie : Jouer avec mes cheveux.
3/ Un vêtement fétiche : Ma chemise noire transparente. Je l'adore !
4/ Une douceur : Chocolat Lindtt *w*
5/ Une citation que vous appréciez : « This is the culture you're raising your kids in. Don't be surprised if it blows up in your face. » ~ Marilyn Manson
6/ L'auteur dont vous achetez les livres sans réfléchir : Dostoïevski et Palahniuk - même si je n'en ai qu'un seul, je tombe souvent sur ses livres et je les ajoute à ma liste sans même regarder le synopsis.
7/ La TV un peu, beaucoup ou pas du tout ? : Rarement. Je regarde surtout mes séries sur internet ou DVD.
8/ Qu'aimez-vous dans le fait d'être blogueur ? : Les réactions des gens. J'aime qu'on me répondre. J'm'en fiche d'être « populaire », d'avoir des milliers de « followers », je préfère avoir quelques habitués qui passent me dire leur commentaire, qu'ils aient oui ou non lu le livre. J'aime surtout quand je leur en fais découvrir et vise versa. Je ne pensais pas, en fait, que j'allais être un jour blogueuse parce que, comme Wolfsrain, j'ai tendance à lâcher vite (je me lasse).
9/ Quel est le genre littéraire que vous ne pouvez pas supporter ? : Bit-lit, Fantasy, Fantastique et Chick-lit. Enfin, les « romans » (si on peut les qualifier ainsi ...) commerciaux, du genre Twilight, Fifty shades of Grey, Hunger Games, etc. Ça m'arrive, rarement, d'en lire et d'apprécier (encore plus rarement), mais en général ça me fait grincer des dents. Uniquement quand ils sont commerciaux, j'adore Harry Potter et Lord of the Ring ... quoiqu'on pourrait les qualifier comme ça, mais ça, ça dépend de votre opinion.
10/ Une chose pour laquelle vous êtes doué : Être maladroite, ça compte ?
11/ Un adjectif qui vous qualifie le plus : Maladroite.



Mes questions aux blogueurs que j'ai nominés :


1/ Votre top 10 de vos romans préférés et pourquoi.
2/ Plutôt romans classiques ou contemporains ?
3/ Quels sont vos projets d'avenir ?
4/ Si vous aviez la chance de rencontrer un auteur, mort ou vivant, qui serait-ce ?
5/ Vous êtes plutôt chien ou chat ? 
6/ Est-ce que vous avez pensé que ça allait être la 3e Guerre mondiale, le 15 avril, suite aux menaces profanées par la Corée du nord ?
7/ Votre mauvaise habitude :
8/ Un personnage qui vous fascine :
9/ Vous êtes plutôt animes ou séries télé ?
10/ Votre genre littéraire favori ?
11/ Un trait étrange (manie, phobie, etc.), dans votre personnalité :



Je tague :
Aaliz
Alison Mossharty
Nyx
Elsinka
Booklimique
Litté-13
HorimiyaTitre : Horimiya
Auteur : Hero 
Dessinateur : Hagiwara Daisuke
Publication : 2011 – en cours

Genre : Comédie – Romance – Vie étudiante

Synopsis : Hori est une étudiante parfaitement normale, mais en dehors de l’école elle est une jeune fille totalement différente. Puisque ses parents sont constamment absents, dû à leur travail respectif, elle doit s’occuper de son petit frère. La jeune fille populaire et brillante devient alors une « femme au foyer ». Un jour, elle rencontre par hasard un garçon de sa classe, Miyamura, qui est lui aussi différent en dehors de l’école : le mystérieux et silencieux Miyamura que tout le monde fuit devient un jeune garçon aux nombreux piercings, cheveux attachés et tatous camouflés sous ses nombreux chandails. Tous les deux, liés par une forte amitié, partagent maintenant ensemble leur vie à l’école et leur vie cachée aux yeux des autres.

Note : 20/20
Avis : C’est un manga très différent de ce que je lis habituellement. Je n’ai jamais été une fanatique des ‘‘vies étudiantes’’ qui sont, pour moi, tous semblables, mais celui-ci est un véritable coup de cœur ! C’est relaxant, personne ne se prend pour un ‘‘héros’’, c’est un manga très réaliste qui parle plutôt de la vie difficile que mène les jeunes adolescents : comment se faire des amis, la perception que les autres ont sur nous, les histoires d’amour, l’amitié, le rejet, rêves d’avenir … vous savez, le cours normal d’une vie d’adolescent.

Les personnages sont tous très attachants ! Hori et Miyamura me font extrêmement rire quand ils sont ensembles et leur relation se développe de plus en plus et j’attends toujours avec impatience que les prochains chapitres sortent. Je ne sais pas si les tomes sont sortis en français, puisque je les lis sur internet en anglais, mais ça vaut le coup d’essayer ! L’humour est simple et innocent, mais les éléments dramatiques vont droit au cœur puisque ce sont des vrais problèmes, des situations qui peuvent nous arriver. Je ne regrette pas du tout d’avoir jeté un coup d’œil à ce manga et je ne crois pas que vous le regretteriez ! Comme je l’ai dit : ça vaut le coup ! C’est le genre de manga auquel on ne peut décrocher une seule minute.
Litté-13
Bonjour !, ou bonsoir !, dépendant d’où vous êtes. 

Petites annonces à propos du blog. Pour commencer, merci à Wolfsrain d’avoir modifié la déco’ du blog ! Merci beaucoup, choupi ! 

Donc, il y aura quelques changements, du nouveau quoi ! Mon blog est fade et puisque je suis occupée, je n’ai pas nécessairement le temps de lire deux ou trois romans par semaine et ainsi faire mes chroniques (et parfois je n’ai même pas le temps de les faire !). Alors, j’ai pensé à ajouter de nouveaux types d’articles : 

- Lectures de la semaine / en cours : j’y mettrai mes lectures, à chaque lundi, ou quelque chose du genre : je vais aller rejoindre ces ‘‘groupes’’, je ne sais pas comment les appeler, pour pouvoir le faire. 
- Top 5 ou 10, peut-être plus, sur différents sujets (coups de cœur, livres favoris, etc.) 
- Critique sur des films, séries télé’ ou même des animes que j’ai vus. Pas une grosse analyse, simplement des commentaires. 
- Articles sur des mangas, mais sur une série au complet, je n’aime pas le faire sur des « one shot », on dirait qu’il n’y a rien à dire. Et il faut que j’aie au moins lu la moitié des tomes de la série, et plus, excepté si elle est achevée. Je l’avais fait une fois, pour Pandora Hearts, mais ce ne sera pas aussi élaborée : c’est trop long à faire. Ce sera plutôt une courte présentation : synopsis, infos générales, note et avis. 
- Partager des vidéos, que ce soit des critiques de films, de jeux vidéo, ou même tout simplement des critiques de lectures ou de la musique. Je crois que ce serait intéressant. 
- Avis sur certains jeux vidéo. Pourquoi pas ? J’adore les jeux vidéo ! 

Je vais commencer à ajouter ces nouveautés dès le mois de mai, après avoir terminé mes projets à remettre à mes profs ! Donc, dans peu de temps, il y aura du nouveau et un peu plus de vie ! Dites-moi si ça vous intéresse ! 
Bisous à tous et bonnes lectures !
Litté-13
Couverture Madame BovaryTitre original : Madame Bovary, mœurs de province
Auteur : Gustave Flaubert
Parution : 1857
Pays : France

Type : Roman de mœurs
Genre : Drame
Mouvement : Romantisme et réalisme

Édition : Gallimard
Collection : Folio Classique
Nombre de pages : 513 p.

Quatrième de couverture : C’est l’histoire d’une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères et de sa mort. C’est l’histoire d’une province étroite, dévote et bourgeoise. C’est, aussi, l’histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n’avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un dram, mordant comme une comédie, le livre s’est donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle. Aucun roman n’est innocent : celui-là moins qu’un autre. Lire Madame Bovary au XXIe siècle, c’est affronter le scandale que représente une œuvre aussi sincère qu’impérieuse.

Note : 15/20
Avis : Je n’ai pas grand-chose à dire, sur ce roman … Je sais que plusieurs l’ont adoré, que c’est un grand classique français … mais étrangement, je ne trouve rien à dire. Il faut dire que ces temps-ci je suis préoccupée par ma vie personnelle, et non par l’analyse des romans que je lis, et puisque ça fait plus d’un mois que je n’ai rien publié, et bien j’ai décidé de faire cette chronique quand même.

Je lui mets un 15/20, puisque c’est quand même un grand roman. Le personnage d’Emma, bien que je l’aie détesté, est assez complexe et peut-être trop enfermée dans son monde imaginaire, à un tel point qu’elle exècre la vie et se montre exécrable. Donc, je n’éprouve aucune compassion à son égard, mais je ne crois pas que Flaubert veuille qu’on ressente une quelconque pitié pour Emma. En fait, l’unique personnage que l’on peut prendre réellement en pitié, c’est Charles Bovary.

Ce qui est très bien, avec Madame Bovary, c’est l’écriture de Flaubert qui est tout simplement génial. Ça se lit « tout seul », rien de complexe mais c’est si riche … Plusieurs m’ont parlé de « l’humour de Flaubert », que je n’ai aperçu nulle part, mais une relecture devra s’imposer et une meilleure chronique que celle-ci aussi.

Extrait : Avant qu'elle se mariât, elle avait cru avoir de l'amour; mais le bonheur qui aurait dû résulter de cet amour n'étant pas venu, il fallait qu'elle se fût trompée, songea-t-elle. Et Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres.



45/100
Litté-13
Couverture Easter paradeTitre original : The Easter Parade 
Titre français : Easter Parade 
Auteur : Richard Yates 
Parution : 1976 
Pays : États-Unis 

Type : Roman 
Genre : Drame 
Mouvement : Réalisme 

Édition : Robert Laffont 
Collection : Pavillons poche 
Traducteur : Aline Azoulay-Pacvon 
Nombre de pages : 328 p. 

Quatrième de couverture : Décrire «la vie comme elle va » : on pourrait résumer ainsi l’ambition et la morale de ce roman que Richard Yates, l’auteur de La Fenêtre panoramique et de Onze histoires de solitude, a consacré à son thème favori, l’« american way of life », et à ses héros favoris, les gens ordinaires. On y suit l’existence de deux sœurs, Emily et Sarah, depuis leur plus tendre enfance jusqu’à l’âge mûr. Elles connaîtront des instants de joie et parfois de plaisir, elles se marieront, divorceront, auront des aventures. Pendant que leurs parents, deux excentriques, vieilliront avant de disparaître. Dans le style plein de retenue et de simplicité qui a fait de lui l’un des « grands » des lettres américaines de la seconde moitié du XXe siècle, Richard Yates parvient à atteindre une profondeur bouleversante en évitant tout pathos. Avec un brio hors pair, son roman incite le lecteur à une passionnante réflexion sur l’existence. 

Note : 20/20 
Avis : Easter Parade raconte l’histoire de deux sœurs, mais surtout du point de vue d’Emily que l’on suit à travers toute sa vie. Ce personnage rappelle beaucoup Yates lui-même : ses parents ont divorcé lorsqu’il avait trois ans (Emily en a quatre, dans le roman), il a changé de nombreuses fois de résidence durant son enfance, comme les deux sœurs, sa mère se surnommait Dookie (Pookie est le surnom de la mère des deux fillettes) et il est devenu, pendant un temps, journaliste comme Emily. Il s’est sûrement inspiré de sa propre vie pour créer ce personnage de femme libérée, hantée par les souvenirs et bercée par des illusions. 

Yates nous dresse un portrait des femmes libérées des années 20 à 70 à travers trois femmes : les sœurs Grimes, Sarah l’aînée et Emily la cadette, et leur mère Pookie, divorcée et qui rêve de faire fortune en étant agente immobilière. Alors que Sarah rêve de mariage et est traditionnaliste, puisqu’elle reste vierge jusqu’à ce qu’elle épouse Tony, mais sera fortement déçue au final, mais elle croit si fort à cet emblème sacré qu’elle refuse de divorcer. Emily, quant à elle, n’a jamais connu l’amour de ses parents qui se disputaient, presque, sa sœur : elle passera alors dans les bras de plusieurs hommes, qu’elle croira aimer, se maria, divorcera et finira seule, au chômage. Elle avait pourtant un très bel avenir : diplômé de l’Université en littérature anglaise, elle était journaliste pour des petites revues, mais elle rêvait d’écrire des véritables articles qui ne verront jamais le jour. 

Emily représente le Rêve Américain du point de vue des femmes de l’époque : libre, célibataire, elle se fiche de ce que les gens pensent et elle ne suit aucunement les traditions. Elle couche avec qui elle veut, elle fait ce qu’elle veut, elle ne dépend d’aucun homme et personne ne dépend d’elle. Mais est-elle réellement libérée ou bien n’est-elle pas une femme brisée, tourmentée, qui se cherche en fin de compte ? Emily se cherche, du début à la fin, et elle se cherche un homme. Le seul qu’elle n’aimera jamais, qu’elle suppliera à genoux de rester, finira par la quitter pour retourner avec son ex-femme. Elle n’est pas libérée et elle ne le sera jamais, puisque les souvenirs d’un passé heureux, lointain la hantera à tout jamais, et même les hommes qu’elle n’a aimé qu’un seul soir la hante. Emily finit par se rendre compte, lorsqu’elle est seule, qu’aucun d’eux ne l’a jamais vraiment aimé (à l’exception d’un seul, peut-être), qu’elle n’a jamais été rien de plus qu’un objet, un passe-temps … Elle est prise dans un cercle vicieux dont elle ne sortira jamais. D’ailleurs, même le titre réfère à un passé lointain, dans lequel les sœurs Grimes étaient jeunes, pleines d’ambitions et de rêves qui se briseront : Easter Parade réfère à la photo de Sarah et son mari Tony, alors qu’ils étaient fiancés, jeunes, beaux, présents à la Parade du printemps – moment immortalisé par un journaliste qui a pris la photo. L’ironie est qu’à l’enterrement de Sarah, Emily fait tomber cette photo par mégarde et n’y jette qu’un bref coup d’œil. On fait, d’ailleurs, à quelques reprises références à cette photo, au cours du roman, comme si Yates voulait sans cesse nous rappeler qu’autrefois elles ont été jeunes, belles et qu’elles avaient un avenir plein d’espoir. 

C’est un roman très pessimiste de la condition de la femme à l’époque, prise dans un engrenage. Le Rêve Américain des femmes qui se brise en des milliers d’éclats. 

Extrait : Et c’était une partie de son problème : elle vivait dans ses souvenirs en permanence. Aucune vision, aucun bruit ni aucune odeur dans tout New York ne manquait de réveiller un vieux souvenir ; où qu’elle se promène (et il lui arrivait de se promener des heures entières), elle ne rencontrait que le passé.



33/100